Un bénéficiaire ou un particulier

La cécité

Une personne est considérée déficiente visuelle dès lors qu’elle a une diminution de son acuité visuelle (voir les détails) ou de son champ visuel (la portion de l’espace vue par l’oeil immobile). La déficience visuelle est toujours calculée après correction.

La malvoyance est décrite en cinq stades :

  1. Déficience visuelle moyenne : acuité visuelle inférieure à 3/10 et supérieure à 1/10
  2. Déficience visuelle sévère : acuité visuelle inférieure à 1/10 et supérieure à 1/20
  3. Déficience visuelle profonde : acuité visuelle inférieure à 1/20 et supérieure à 1/50
  4. Cécité quasi totale : acuité visuelle inférieure à 1/50, perception lumineuse uniquement
  5. Cécité totale : absence de perception lumineuse

Les tests de la vue portent sur le champ visuel, l’acuité visuelle, la vision des couleurs et des contrastes, la vision crépusculaire.

QUELQUES CHIFFRES…

285 millions de personnes présentent une déficience visuelle

1,7 million de Français sont déficients visuels, dont 60 000 sont aveugles

60 % des personnes déficientes visuelles ont plus de 60 ans

80 % des déficiences visuelles sont évitables et guérissables, 43 % sont des réfractions non corrigées : myopie, presbytie...



La surdité

On parle de perte d’audition lorsqu’une personne n’est plus capable d’entendre aussi bien qu’une autre. Elle peut toucher une oreille ou les deux. Un seuil auditif comprit entre 0 et 25 dB est considéré normal, soit une conversation à voix basse (20 dB correspondant au chuchotement).

Il existe quatre stades dans les déficiences auditives :

  1. Surdité légère : acouphènes, sifflements
  2. Surdité moyenne : difficultés à entendre certains sons, nécessite le port d’un appareil auditif
  3. Surdité sévère : difficultés à entendre les conversations à plusieurs, se compense par la lecture labiale ou le langage gestuel
  4. Surdité profonde : impossibilité à entendre les sons forts (inférieurs à 95 dB, soit le bruit d’un camion), lecture labiale et langage gestuel indispensables

Plusieurs tests permettent de diagnostiquer la perte d’audition. Les résultats sont souvent représentés sous la forme d’un audiogramme.

QUELQUES CHIFFRES…

360 millions de personnes sont concernées (soit 5% de la population)

10 millions de Français ont une perte d’audition (soit 16 % de la population)

À partir de 50 ans, 1 personne sur 3 présente une perte d’audition et 1 personne sur 2 à partir de 80 ans

Les hommes sont plus touchés que les femmes en raison des métiers bruyants



La surdicécité

Le terme « surdicécité » décrit une condition combinant à la fois une déficience visuelle et auditive pouvant être plus ou moins sévère. Cette combinaison des deux déficiences sensorielles multiplie et intensifie l’impact de l’une et de l’autre. On parle de personne « sourdaveugle » pour désigner une personne malvoyante-sourde, malentendante-aveugle, malentendante-malvoyante…

La surdicécité est reconnue comme handicap rare.
Pour communiquer, les personnes sourdaveugles utilisent différents modes de communication, le plus connu étant la LSF tactile.

>> En lire plus sur les modes de communication



Il existe trois catégories de surdicécité

1. Surdicécité primaire : de naissance ou acquise avant la mise en place du langage

2. Surdicécité secondaire : acquisition progressive de la surcécité (personne sourde de naissance perdant la vue ou personne aveugle/malvoyante de naissance devenant sourde)

3. Surdicécité tertiaire : acquisition tardive de la surdicécité (suites de maladie, traumatisme crânien, combinaison de presbyacousie et dégénérescence maculaire liée à l’âge)



En France

  • 4500 à 6500 personnes atteintes de surdicécité
  • 15% surdicécité primaire
  • 35% surdicécité secondaire
  • 50% surdicécité tertiaire principalement des personnes âgées atteintes simultanément de DMLA et de presbyacousie.

>> Extraits du site de l’APSA



Les autres handicaps

Outre le handicap sensoriel, l’IRSA accompagne des personnes ayant d’autres types de handicap. Leur classification est complexe dans la mesure où chaque individu est différent. L’ARS propose la classification suivante :

  • Intellectuel
  • Autisme et TED
  • Trouble du langage et de l’apprentissage (DYS : dyslexie, la dyspraxie, la dysphasie…)
  • Psychique
  • Moteur
  • Métabolique
  • Cérébro-lésé
  • Polyhandicap
  • Trouble du comportement et de la communication
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